Institut pluridisciplinaire de recherche appliquée dans le domaine du génie pétrolier (IPRA)


Actions Marquantes

 

Chaires industrielles

 

Chaire de géologie structurale

UPPA-CNRS-Total

2011-2021.

Researchers on Field Trip
La chaire de géologie structurale, attribuée à Jean-Paul Callot, a pour but de formaliser la très forte collaboration entre la recherche universitaire développée à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour et les groupes de recherche de Total dans le domaine des géosciences. Les géosciences sont clairement à la croisée des sujets de recherche universitaires et des objectifs industriels, essayant de révéler la dynamique terrestre tout en tenant compte d'enjeux sociétaux cruciaux, comme les ressources géologiques, l'exploration de ces ressources et le stockage de l'énergie.  Après cinq années de projets fructueux, concrétisées par cinq soutenances de thèse (dont C. Ribes, meilleure thèse 2016 de la Société Géologique Française), trois projets post-doctoraux et deux actions d'expertise, et mis en valeur par plus 20 articles dans des journaux internationaux à comité de lecture, 60 présentations de conférence et de nombreux cours et études de terrain, la chaire vient d'être renouvelée pour cinq ans sur une base similaire. Cette expérience a démontré qu'un lien fort entre une équipe de recherche et un partenaire industriel motivé pour promouvoir les échanges scientifiques est un cadre idéal pour la recherche.

 

 Chaire pour l'imagerie à rayons X

(UPPA-CNRS-Total)

2014-2019.

Peter Moonen
Peter Moonen est le titulaire de la chaire d'imagerie à rayons X, collaboration public-privé entre l'UPPA, le CNRS et Total. La chaire a été créée en juin 2014 sur la thématique des écoulements multiphasiques dans les milieux poreux. Ce sujet fondamental a des applications à la fois dans le génie civil, comme par exemple l'étude de la longévité des matériaux de construction, et dans les géosciences, comme par exemple l'étude du comportement du bio-méthane dans les aquifères du sous-sol. Pour s'attaquer à de tels challenges transdisciplinaires, on suit une approche combinant résultats expérimentaux et simulations numériques. Un laboratoire d'imagerie à rayons X de pointe a été créé pour obtenir les résultats expérimentaux: le Centre d'Imagerie à Rayons X, qui représente un investissement de 5.4 M€ sur 5 ans. Le laboratoire dispose de deux tomographes à rayons X et de tout l'équipement pour la préparation des échantillons et le traitement des données. Le travail numérique repose fortement sur la collaboration avec le Laboratoire de Mathématique de Pau (LMAP), qui est spécialisé dans le développement d'algorithmes de calcul d'écoulement dans des géométries complexes limitant les coûts de calcul. Thématiquement, la chaire entretient des relations fortes avec le Laboratoire des Fluides Complexes et leurs Réservoirs (LFCR). Ces deux collaborations se sont concrétisées par le développement d'un nouvel algorithme pour l'enregistrement d'images 3D et le développement d'une cellule de test pour la validation des calculs d'écoulement multiphasiques.

 

Chaire pour la construction durable

(UPPA-Nobatek-INEF4)

2016-2021.

Benopit Beckers
La chaire universitaire de construction durable accordée à Benoit Beckers est le résultat de l'association entre l'UPPA, le centre de technologie  Nobatek, la Région Nouvelle Aquitaine et l'Agglomération Côte Basque Adour. Avec une formation en ingénierie physique et un doctorat de l'École d'Architecture de l'Université Polytechnique de Catalogne, Benoit Beckers a dirigé, pendant les huit dernières années, une équipe de recherche au sein du département de "génie des systèmes urbains" de l'Université de Technologie de Compiègne. Le profil original de Benoit Beckers marque les ambitions de ce nouveau laboratoire, dénommé originellement "Construction durable" et finalement renommé "Architecture et physique urbaine".  Une des premières tâches sera de développer un réseau en France et à l'étranger. Deux sujets de recherche vont être lancés rapidement : la ventilation par tirage thermique et le développement d'un logiciel original pour l'intégration de la lumière naturelle et des apports solaires aux projets architecturaux et urbains.
 
"En ce qui concerne la planification urbaine, chaque décision a des impacts à très long terme. Pensez à toutes ces villes où vous pouvez encore voir l'impact des routes romaines sur les rues. La ville du futur s'invente maintenant."

 

 

Chaires académiques

 

 

Chaire de géomécanique

(UPPA-CNRS)

2010-2015

David Grégoire
 La chaire de géomécanique se concentre sur les matériaux poreux et en particulier sur les couplages multiphysiques qui apparaissent à la petite échelle mais qui ont des conséquences significatives à la grande échelle d'une structure ou d'un réservoir. Cela concerne ainsi les couplages entre rupture, endommagement et transport dans des matériaux mésoporeux ou les déformations induites par adsorption dans les matériaux microporeux. La démarche scientifique comprend à la fois expérimentation, modélisation et simulations numériques afin de caractériser les matériaux, de construire des bases de données, d'améliorer les modèles existants et d'en proposer de nouveaux, de valider et de comparer les résultats à l'échelle du matériau et à l'échelle de la structure.

  

Chaire de caractérisation des sytèmes pétroliers

(UPPA-CNRS)

2012-2017

Guilhem Hoareau
La chaire a pour but l'étude des modifications minéralogiques et géochimiques des réservoirs au cours de l'histoire géologique des bassins sédimentaires. Ce sujet possède des applications orientées vers la caractérisation des réservoirs conventionnels et non-conventionnels de pétrole et de gaz. Il doit permettre d'améliorer notre compréhension de l'évolution des réservoirs, qui dépend de plusieurs paramètres comme la température, la pression, le taux de sédimentation, la tectonique ou l'écoulement des fluides. Le but final est de pouvoir prédir les conditions nécessaires à une bonne préservation des propriétés réservoir durant le stockage (porosité, perméabilité). Plusieurs approches sont suivies pour s'attaquer à de tels challenges. Ces approches incluent l'examen direct des roches sur le terrain ou dans les carottes de forage, mais également la microscopie optique et électronique (Cathodoluminescence, Microscopie Électronique à Balayage), la géochimie (isotopes stables et radiogéniques, microsonde de Castaing), la microthermie des inclusions fluides et la modélisation des interactions fluide-roche.

Depuis son arrivée au LFCR, Guilhem Hoareau a coencadré quatre doctorants, dont trois financés par Total SA. Il a monté un laboratoire de microscopie « incluant des microscopes optiques, un appareillage de  cathodoluminescence et une platine microthermométrique pour les inclusions fluides. Il a obtenu environ 410 k€ de financements publics et de collaborations industrielles, en plus du budget alloué à la chaire (50 k€), et établi des collaborations avec plusieurs laboratoires de recherche publics et privés, en France et à l'étranger (Univ. Montpellier, Paris, Kensas State University, British Geological Survey, BRGM, IFPEN, Total...).

 

Chaire d'Analyse Numérique

(UPPA-Inria)

2010-2015

Sébastien Tordeux
Sébastien Tordeux a été recruté en 2010 pour une période de cinq ans en tant que titulaire de la chaire d'excellence Inria-UPPA d'Analyse Numérique. Il est membre du Laboratoire de Mathématiques de Pau (LMAP) et de l'équipe-projet Inria Magique 3D dirigée par Hélène Barucq. Le programme de recherche de Sébastien Tordeux consiste à développer, analyser et valider des méthodes numériques innovantes à faible coût de calcul, afin de prédire l'impact de très petits défauts sur les phénomènes de propagation d'ondes.

 

 

Équipes communes Inria-UPPA

Cagire

 Pascal Bruel
L'équipe-projet Inria CAGIRE ("Computational AGility for internal flows sImulations and compaRisons with Experiments") rassemble depuis Mai 2016 des chercheurs et enseignants-chercheurs venus de différents horizons (modélisation de la turbulence, mathématiques appliquées, expérimentation) qui ont progressivement élaboré depuis 2011 une vision commune de ce que devrait être l'outil de simulation numérique d'écoulements du futur. S'il n'est pas complètement piloté par les applications industrielles, ce projet repose cependant sur la forte motivation d'être utile aux acteurs industriels (petits et grands !) des secteurs de la propulsion aéronautique ou automobile ainsi qu'à celui de la production d'énergie. Les écoulements considérés sont turbulents et le plus souvent confinés par des parois. En conséquence, ils se caractérisent par la présence simultanée d'une multiplicité d'échelles de fluctuations spatiales et temporelles qui représente un défi en terme de modélisation physique et de simulation. Dans ce cadre, le maître mot de l'équipe est l'agilité de simulation qui recouvre i) la capacité d'emploi de machines à l'architecture fortement évolutive et hétérogène grâce à l'utilisation d'un support d'exécution performant, ii) l'emploi d'approche de discrétisation permettant la modulation de l'ordre de discrétisation tout en préservant la robustesse d'emploi et ce pour des configurations de complexité variable et iii) la capacité d'adapter la modélisation de la turbulence en cours de simulation en combinant de manière dynamique différentes approches relevant de classes de modélisation

  


Magique 3d

  • 6 membres permanents,
  • 2 post-docs,
  • 2 ingénieurs,
  • 8 doctorants,
  • 12 thèses soutenues depuis 2007.
Hélène Barucq
Magique-3D (Modélisation Avancée en GéophysIQUE 3D) est une équipe-projet commune entre l'Inria et le laboratoire de Mathématiques de Pau (LMAP), dirigée par Hélène Barucq. Elle a été créée 2007, dans le but d'appliquer les avancées récentes du calcul scientifique à différents domaines de la géophysique, et en particulier la propagation d'ondes sismiques, suivant deux axes principaux. Premièrement, l'équipe développe des nouveaux modèles afin de prendre en compte la complexité des phénomènes physiques sous-jacents. Deuxièmement, ces modèles sont appliqués à des cas réalistes qui nécessitent la résolution de très gros systèmes, ce qui implique l'optimisation des méthodes numériques. L'équipe a développé un partenariat industriel fort avec Total dans le cadre de l'action stratégique DIP.